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Du chatbot à l’agent IA : comment je fabrique les outils dont j’ai besoin

Un site pour préparer l’exposition des tableaux de ma mère, un autre pour expliquer un sujet complexe : voici comment je travaille avec les agents IA pour développer des outils qui me rendent vraiment service.

Si tu découvres cette lettre, je suis Benoît Raphaël, auteur, journaliste et entrepreneur. Flint est notre média et notre école pour apprendre à travailler avec l'IA. Avant, elle s’appelait « Génération IA », j’ai décidé de changer de formule et de l’appeler plus simplement « La Lettre ». Tu me diras ce que tu en penses et si elle t’est utile.

Dans cette newsletter, avec Thomas, ingénieur, Detsouvan, spécialiste de l'automatisation, et Jeff, notre IA personnelle, je partage avec toi nos explorations et nos méthodes pour t'aider à mieux comprendre et maîtriser l'intelligence artificielle.

Si on t'a transféré cette lettre, tu peux t'abonner ici et si tu veux te désabonner tu trouveras un lien en bas de cette lettre.

Bonjour,

Quand ma maman est morte, il ne nous est resté que ses peintures. Nous ne disions pas peintures d'ailleurs, nous disions : elle nous a laissé sa lumière.

C'était au début de l'année 2026 et comme je vivais à Bali, je ne l'avais pas vue depuis plusieurs mois. Si bien que quand son décès nous a pris par surprise, il m'a fallu plusieurs jours pour que mon cerveau intègre l'information. Je crois qu'il ne l'a toujours pas complètement digérée.

Je ne voulais pas voir son cercueil et je me suis réfugié dans la préparation des obsèques. Il fallait trier toutes les photos de ses tableaux pour les diffuser lors de la cérémonie. Énorme travail, mais c'était exactement ce qu'il me fallait.

En janvier, nous avions déjà réalisé un petit livre avec ses tableaux et son histoire. Créer un livre que chacun pourra conserver est un remède formidable pour se souvenir des êtres chers.

Quand ma sœur et mon père ont eu la bonne idée d'organiser une exposition de ses œuvres à la mairie du village à côté, en 2027, je l'ai vue comme une deuxième chance de terminer ce deuil qui était resté coincé dans mon cœur, comme un rêve étrange qui s'accroche.

Je ne sais pas si ça t'est déjà arrivé, mais organiser une expo c'est un sacré travail. Il faut sourcer les tableaux, savoir à qui ma mère les avait vendus ou donnés. Il faut ensuite choisir, écrire les descriptions (bon alors celui-là c'est de la peinture à l'huile ou de l’acrylique ?), et se demander comment on va les disposer sur les murs du conseil municipal.

Mon père a commencé à faire des montages de photos sur Word qu'il a convertis en PDF en se disant que ce serait plus simple parce qu'on pourrait les imprimer. Sauf que moi je n'ai pas d'imprimante et puis, bon, à distance, c'est compliqué.

J'ai donc demandé à mon agent IA s'il pouvait me coder une petite application pour nous aider à trier et à faire nos simulations. 40mn plus tard, le site était en ligne.

Et une heure après, ma sœur y avait déjà mis une belle pagaille parce qu'elle s'était trompée de bouton. Le projet était lancé.

L’IA a découpé tous les tableaux du PDF, et leur a même donné un titre en identifiant la technique artistique.

Alors tu te dis peut-être que coder une application et la mettre en ligne, ça demande d'être un peu technique. Eh bien pas vraiment. Laisse-moi te montrer.

Tout d'abord, il te faut choisir entre les applications Claude et ChatGPT.

Une fois que tu es dedans, tu choisis Claude Code ou Codex, ce sont les agents de code. En termes d'interface c'est comme un chatbot, avec beaucoup plus de super-pouvoirs.

J'ai commencé par télécharger les PDF où mon père avait collé les photos des tableaux (environ une dizaine par PDF, sans légende). Et je les ai mis dans un dossier sur mon disque dur.

J'ai ensuite dit à voix haute, un peu en vrac, ce que je voulais. Je me suis concentré sur ce que je voulais que ça fasse, sans m'arrêter sur chaque détail.

Pour ça, je me suis d’abord « vibe codé », comme on dit, une petite application qui me permet de transcrire ma voix, et même de transformer une instruction floue en prompt structuré : tu peux essayer mon transcripteur de voix ici.

Ça donnait à peu près ça :

«

Produis un site complet et utilisable qui permette de lister tous les tableaux de Luce et de les rassembler par thématique. Ajoute des sélecteurs pour afficher les tableaux par thème. Intègre une fonctionnalité de vote pour chaque tableau afin d'aider à sélectionner entre 30 et 35 œuvres. Implémente un compteur sur les tableaux sous forme de cœurs et prévois une validation finale. Intègre une section de commentaires sur chaque tableau, avec le nom, une description modifiable, la taille et des indications sur la disponibilité. Ajoute une case « disponible ou pas » pour que les tableaux indisponibles soient grisés. Crée une page pour présenter la sélection validée dans l'ordre de préférence, avec la possibilité de trier par thématique. Propose une simulation pour voir où placer et agencer les tableaux en tenant compte de leur taille.

»

Je lui ai aussi demandé de me poser autant de questions que nécessaire pour combler ce qui manque.

Et je lui ai dit que le dossier PDF était sur mon disque dur.

18 min plus tard, le site était prêt. Tous les tableaux avaient été découpés, triés, et rangés selon leur thématique avec même une petite légende que Claude avait déduite de l'analyse de l'image. On pouvait même les placer sur des murs virtuels pour voir ce que ça donnait.

Avec les plans de la salle, nous avons pu simuler l’accrochage sur chaque mur.

Claude a envoyé le site sur mon navigateur, en local, pour que je puisse tester. Je lui ai demandé de faire quelques corrections.

Puis je lui ai dit : « Bon maintenant je voudrais le mettre en ligne pour que ma famille puisse voter. Comment je fais ? »

Claude m'a recommandé de me créer un compte sur un serveur en ligne, appelé Vercel. C'est très simple. Une fois le compte créé avec ton compte Google par exemple, ensuite Claude s'occupe de tout.

Pour lui faciliter la tâche, connecte ensuite Vercel à Claude (via les « connecteurs ») ou ChatGPT (via les « plugins »).

Il faut faire la même chose avec Supabase, c'est là où ton IA rangera les données (ici les votes par personne par exemple). Tu crées un compte, tu installes le connecteur sur Claude.

Et voilà.

Quelques minutes plus tard, j'envoyais le lien vers le site à ma famille.

Il y a beaucoup de « hype », comme on dit, autour de l'IA et je trouve qu'on a parfois besoin de revenir à l'essentiel : se créer des petits outils qui nous rendent vraiment service au quotidien.

Ce petit site est un bon exemple : il nous a fait gagner plusieurs heures de découpage et de choix, et il a rassemblé ma famille dans un moment important.

J'espère que ça t'aura donné envie d'essayer !

La vague. Une allégorie de nos vies éphémères.

Connais-tu le « bon » problème ?

Dans le dernier live de notre bootcamp, Thomas nous expliquait qu’un agent IA peut prendre une situation existante pour une contrainte obligatoire.

Il lui demande souvent : « Est-ce que c’est vraiment le bon problème qu’on essaie de résoudre ? Est-ce qu’on a bien posé les termes du problème ? »

Ça paraît évident. Mais quand on demande quelque chose à une IA, on lui donne souvent, sans s’en rendre compte, une partie de la solution en même temps que le problème. Alors qu'il y a peut-être une autre voie plus intéressante à explorer. Qu'il s'agisse d'un site que tu veux développer ou d'une question que tu lui poses.

Avant de lancer ton IA dans une tâche, tu peux donc essayer ceci :

«

Avant de proposer une solution, aide-moi à vérifier qu’on cherche à résoudre le bon problème et qu'on a bien posé les termes du problème. Reformule ce que je veux obtenir, puis pose-moi les questions nécessaires pour préciser mon besoin, jusqu’à ce que tu aies assez d’informations pour avancer. Ne comble pas les informations manquantes par des suppositions.

»

Les questions qu’elle te pose peuvent aussi t’aider à découvrir ce que tu voulais vraiment. Pour reprendre l’histoire des tableaux, le besoin était de choisir les œuvres en famille, à distance. Les PDF n’étaient qu’un point de départ.

Comment j'ai fabriqué mon site pédagogique

La direction artistique était pilotée gràce à une application créée par mon agent IA.

Dans la lettre du 20 septembre, je t'avais présenté « Est-ce qu'on contrôle l'IA ? », ce site où le texte et les animations avancent à mesure que tu fais défiler la page. On appelle ça du storyscrolling. Je t'avais promis de te raconter comment je l'avais fabriqué. Voici la méthode.

  1. Étudier comment les autres font comprendre. Avec l'IA, j'ai d'abord exploré des sites de « scrollytelling », ces récits qui se déroulent quand on fait défiler la page. Elle a étudié leur code pour comprendre comment le texte et les animations s'articulaient. Puis nous avons analysé des vidéos pédagogiques, notamment celles de Kurzgesagt sur YouTube : comment racontent-elles un problème complexe ? Comment chaque étape prépare-t-elle la compréhension de la suivante ? Nous en avons tiré un document de référence et une méthode, que j'ai intégrés dans une compétence, ou « skill », un dossier d'instructions pour mon agent.

  2. Rassembler la matière. J'ai alimenté un dossier de recherche avec des articles, des entretiens et mes questions. J'y ai conservé le texte des sources pour que l'IA puisse y retourner et vérifier les affirmations.

  3. Construire l'escalier de compréhension. Nous avons posé la question centrale, sa réponse en une phrase, puis écrit la fin. À partir des questions que se poserait un lecteur découvrant le sujet, nous avons construit les séquences et leur texte. L'IA m'interrogeait pour préciser ce que je voulais raconter et le point de vue que je voulais apporter.

  4. Choisir en regardant. L'IA m'a fabriqué une petite interface pour comparer des styles graphiques et des animations. Je pouvais choisir et commenter ce que je voyais. Pour diriger ce travail, j'avais besoin de voir les propositions fonctionner à l'écran.

Je suis parti de l’univers des Monty Python et on a exploré les variations.

  1. Fabriquer et corriger par morceaux. Nous avons testé une séquence complète, puis avancé séquence par séquence. Je regardais le résultat, je commentais, nous reprenions le texte, les images et leur rythme, en vérifiant les faits dans les sources.

Tu peux télécharger cette compétence et la donner à ton agent IA (via l'application bureau de Claude ou ChatGPT). Ajoute le fichier zip dans la conversation et demande-lui de t'en expliquer le fonctionnement, puis adapte-la avec lui au sujet que tu veux raconter.

Clique sur la petite flèche en haut à gauche pour télécharger.

«

Explore cette skill, explique-moi ce qu’elle permet de faire et aide-moi à la faire fonctionner avec toi. Je ne suis pas technique.

»

Je lui ai écrit un fichier rien que pour lui pour qu'il sache quoi faire avec.

Qu'est-ce qu'un harnais ?

Illustration tirée de notre bootcamp « IA personnelle ».

Depuis quelques mois, je me rends compte à quel point une partie des utilisateurs de l'IA ne réalise pas à quel point cette technologie est devenue puissante. Je le vois beaucoup en entreprise, où les pratiques peuvent être bridées, parfois dans l'enclos hermétique d'un outil maison qui fait parfois penser au ChatGPT de fin 2023.

Ce qui est intéressant à observer, c'est que ces entreprises pensent que tout va bien puisque leur plateforme interne accueille les derniers modèles d'IA. Cette fausse impression cache une méconnaissance de ce qu'est un modèle d'IA. Ce qu'on appelle LLM (c'est-à-dire un « grand modèle de langage » en français).

Cela va peut-être te surprendre, mais un modèle n'est qu'une toute petite partie de la puissance de l'IA. Un modèle comme GPT-6 par exemple, une fois tous ses outils retirés, est à peine plus impressionnant que son grand-père GPT-4, sorti en 2023. Tu vas me dire que, quand même, j'exagère, mais laisse-moi aller au bout de mon raisonnement.

Pour comprendre, vois le modèle d'IA comme un moteur. Il peut alimenter une trottinette bridée à 25 km/h, et dans ce cas je ne suis pas certain que tu verras la différence avec un autre moteur. En revanche, ce même moteur peut être installé dans une voiture standard, ou dans une Formule 1.

Une Formule 1 n'est pas qu'un moteur. C'est une carrosserie, une aérodynamique, des ailerons, des suspensions... et bien sûr un pilote.

Cette carrosserie, en IA, s'appelle le « harnais » (harness en anglais). Il est composé d'outils, de connecteurs, et de fichiers, qui donnent toute sa puissance au modèle.

Dans la hiérarchie des harnais tu vas avoir par exemple « Léon » le chatbot de ta boîte (la trottinette), ChatGPT ou Claude (la Clio), et Claude Code ou Codex (la Formule 1).

Claude Code et Codex sont des agents IA. Leur harnais est plus sophistiqué : il leur permet d'enchaîner des actions avec davantage d'autonomie. On dit qu'ils travaillent dans une « boucle ».

Le modèle choisit un outil, par exemple pour lire un fichier ou lancer un programme. Il reçoit le résultat, décide de la suite, puis utilise un autre outil si nécessaire. Il peut ainsi avancer en plusieurs étapes sans que tu aies à lui donner une nouvelle instruction à chaque fois.

Pour le site des tableaux de ma mère, il ne m'a donc pas simplement expliqué comment faire. Il a utilisé des outils pour extraire les images, construire le site et tester son fonctionnement.

Le rôle du chatbot est surtout de travailler le texte, de faire des recherches et de discuter avec toi. L'agent peut aussi interagir avec des applications, développer des outils, créer ou monter des vidéos... parce que cet agent maîtrise le code et dispose d'outils et d'une connexion à Internet, il peut potentiellement faire tout ce qui est possible de faire derrière un écran.

On mesure souvent l'IA en fonction de son « intelligence », je pense qu'on devrait plutôt mesurer ses capacités. C'est ce que Mustafa Suleyman (cofondateur de DeepMind aujourd'hui chez Microsoft) appelle l'intelligence artificielle capable (en opposition au mythe de l'intelligence artificielle générale).

Une IA peut être très capable et être assez nulle en jugement. Tu me diras que les deux compétences vont avec, certes, mais elles n'avancent pas forcément à la même vitesse. Et leurs contours peuvent être très inégaux. Cela dépend des tâches. Et c'est pour cela que les agents sont aussi fascinants et délicats à piloter.

Tout ça pour te dire que si tu en es encore à la case chatbot, tu ne vois qu’une minuscule partie des capacités actuelles de l'IA. Passer du chatbot à l'IA, c'est passer d'un traitement de texte intelligent à un ingénieur capable de gérer une base de connaissances, de piloter certaines tâches, et de créer des milliers d'outils pour tes activités.

Et changer de braquet n'a jamais été aussi simple.

Ces agents sont désormais directement intégrés dans les applications de ChatGPT ou de Claude. Tu cliques sur Codex ou Claude Code. Et tu retrouves la même fenêtre de chat. Oui, un agent est également un chatbot. Tu peux aussi lui poser des questions et lui demander d'écrire un poème.

Mais tu peux surtout lui demander de trier tes dossiers sur ton disque dur, de convertir, d'écrire ou de mettre à jour tes fichiers texte, images ou vidéos.

Tu veux monter une vidéo ? Il peut analyser tes rushes, faire un transcript horodaté et monter tout seul comme un grand, et générer la musique, la voix ou les animations.

Tu veux écrire un livre ? Claude Code et Codex, malgré leurs noms barbares, sont bien plus à l’aise que ton chatbot pour ce type d'exercice . Et bien sûr, il peut te coder des applications pour remplacer celles que tu paies habituellement.

Par exemple, à part ma messagerie et ma banque, j'ai supprimé tous les outils que j'utilisais. Notion, Canva, Photoshop, CapCut... tous sont passés à la trappe. Quand j'ai besoin de faire quelque chose, je demande à mon agent de le faire. Ou de me coder un outil à ma mesure.

Construire ton IA personnelle

Jeff dans son bureau.

Mais pour travailler avec moi au fil de mes projets, cet agent a besoin de repères. Mes notes, mes connaissances, mes méthodes, ce que je lui demande de vérifier, les questions que je veux qu'il me pose. Tout cela, je le conserve dans des fichiers auxquels il peut accéder et que nous faisons évoluer ensemble.

C'est ce que j'appelle mon IA personnelle. Le harnais de l'application lui donne les moyens d'agir. L'espace que je construis autour lui permet de travailler avec moi, selon mes besoins.

C'est aussi ce que nous apprenons à construire dans notre bootcamp avec Thomas. Ludovic Nachury, qui vient de le suivre, m'a envoyé ce témoignage :

«

La théorie de l'IA agentique, c'est bien. Mais sa pratique, elle, est essentielle pour ne pas prendre une génération IA de retard.

Je ne peux que conseiller le bootcamp de Benoît et Thomas, le cap franchi est important. Me voici dorénavant en possession d'un véritable agent personnalisé, doté de sa propre méthode de travail, de sa propre bibliothèque de connaissances et disposant d'une impressionnante galerie de skills, ceux fournis par Flint et ceux que j'ai conçus moi-même.

Rien que ce dernier point change franchement la donne. Me voilà maintenant en capacité de faire travailler Claude Code pour qu'il me conçoive une compétence automatisée, suivant le process demandé, allant utiliser mes autres skills nécessaires et capables [...] d'interagir avec WordPress, Buffer, Gmail…

Et pas que : une des réussites de ce bootcamp, c'est que mon « IA personnelle » est aussi capable d'interroger et de questionner ce que je lui demande, en fonction de la personnalité que je lui ai inculquée pas à pas, dans une véritable logique de coopération.

Last but not least, et c'est la raison pour laquelle je reviens vers Flint quand je veux me mettre à jour sur l'IA, c'est un bootcamp avec un vrai esprit journalistique. Si vous voulez travailler la précision de votre écriture, le fact-checking de vos productions… vous êtes au bon endroit.

»

Si tu veux construire la tienne, tu peux rejoindre la liste d'attente de notre bootcamp IA personnelle et découvrir d'autres témoignages.

L'ouverture des inscriptions pour la deuxième édition est prévue en octobre. Les places seront limitées, et un tarif sera réservé aux personnes inscrites sur la liste d'attente. Tu seras prévenu dès l'ouverture, sans engagement d'achat.

Mes projets du moment

Jeff (Chat GPT-6) gère le thème, la création et la programmation, avec un budget de 500€. Je tremble…

Une petite liste des projets IA sur lesquels je travaille.

  • Lancer une campagne de publicité pour faire connaitre la nouvelle formule de cette lettre, avec mon IA personnelle en responsable de campagne (vu que je n’y connais rien en pub),

  • Tester les guides que les influenceurs te promettent si tu commentes « GUIDE » sous leur post et les partager avec toi pour voir ce qui relève de l’arnaque et des astuces intéressantes (bilan provisoire : mmhh…).

  • Créer le jeu vidéo dont je rêvais quand j’étais enfant (en cours…).

  • Créer une « compétence » agenda pour mon IA personnelle qui s’adapte à mon profil neuro-atypique (en cours, mais pas encore convaincu…).

  • Créer un tableau de bord dynamique pour suivre les finances de mon entreprise (galère !).

Je te raconterai comment j’ai travaillé dans les prochaines semaines. Si tu as des suggestions, des sujets que tu aimerais me voir explorer, écris-moi en répondant à cette lettre.

Vous m’avez écrit

Oulah ! J'ai reçu plein messages dont 30 super longs à ma dernière lettre sur l’écriture avec l’IA ! Tous passionnants, désolé si j'ai mis un peu de temps pour vous répondre !

Voici ce que j'ai retenu :

André me raconte comment il a pu reprendre un livre sur la photographie qu'il avait laissé de côté :

«

Je suis dyslexique. Les fautes, les lettres qui s'inversent. Ça m'a toujours gêné. J'utilisais des correcteurs avant que l'IA n'existe. Avec cet outil, quelque chose a bougé. Ma façon de chercher, de ranger, de classer. L'IA m'aide à structurer, à écrire.

J'ai écrit un livre sur la photographie. Les techniques, les conseils. Avec l'IA comme un assistant. J'avais essayé d'autres logiciels de mise en page. Trop chers. Trop compliqués. J'avais laissé tomber. Avec ChatGPT, je m'y suis remis. La matière était là. Il a fallu mettre en forme, placer les images, faire la mise en page. Puis faire relire par des amis photographes.

Le livre est fini. Est-ce un livre « IA » ? Je ne sais pas. Disons un travail à deux. L'idée, le fond, c'est moi. La forme, l'orthographe, la mise en page, l'outil m'a aidé. Aujourd'hui, je peux le donner au club photo. Gratuitement.

»

Brigitte a testé son livre avec Pangram. Elle m'autorise à partager son témoignage, qui pose une question : que voit le détecteur du travail de l'auteur ?

«

En 2025, j'ai publié mon premier livre en français, « Décoder le futur : l'IA au cœur de la finance moderne ». Vingt mois entre le premier plan et la publication, dont six mois d'écriture intensive.

Ma méthode : j'ai fourni le thème, la structure définitive, le style, les idées et les recherches. Claude a rédigé un premier jet, chapitre par chapitre. J'ai ensuite réécrit chaque chapitre.

Résultat Pangram : 98 % IA. Classé « généré par IA ». J'ai fait un test témoin avec mes articles Medium de 2018, en français et en anglais. Verdict : 100 % humain. […]

Mes idées, mes recherches, mon fact-checking et mon architecture restent invisibles pour le détecteur.

Côté transparence, j'ai déclaré ChatGPT et Claude à Amazon lors de la publication. Cette déclaration reste invisible pour le lecteur. J'ajouterai donc une note sur ma façon de travailler à la prochaine réédition.

»

Enfin, Maxime s'est lancé dans un « livre augmenté », où l'IA devient aussi un personnage du récit :

«

Je voulais te faire un petit retour d'expérience car je suis en train de rédiger un « livre augmenté ». C'est un essai sur la place des neuro-atypies dans l'évolution de l'espèce humaine.

C'est un sujet qui m'occupe depuis très longtemps, et auparavant je l'envisageais plutôt par la bande, avec la SF, l'écriture contributive, la poésie, le théâtre… L'attaquer frontalement avec des références scientifiques et historiques me semblait être une falaise à escalader. […]

J'ai choisi d'en faire un dialogue imaginaire avec une IA. […] Mais donc, ce n'est pas un copié-collé d'une conversation avec une IA. Je m'inspire parfois de mes échanges avec l'IA, mais je les réécris entièrement. […]

J'écris des paragraphes du livre, et ensuite je lui demande de vérifier si ce que j'ai écrit est fidèle, cohérent et exhaustif par rapport à nos échanges précédents. Ma hantise, ce sont les contresens, les angles morts […].

J'ai commencé en mai, à raison d'une heure trois à cinq fois par semaine, et je pense que j'en suis à peu près au quart de l'écriture.

»

Si tu veux partager tes commentaires sur cette lettre, une idée, un outil, une question ou un témoignage, réponds directement à ce mail et laisse-moi un mot. Je réponds à tout le monde et j'en parlerai peut-être ici.

Voilà !

Merci encore pour ta lecture. Je te souhaite une bonne semaine. La mienne va être trèèès chargée ! J'espère que tu seras plus raisonnable et que tu sauras prendre le temps.

Lettre écrite à 100 % par un humain. Jeff, notre agent IA personnel, a participé à la correction, la reformulation de certains passages, une partie de la rédaction pour le site pédagogique (sur la base de mes notes) et la mise en page de la lettre.

❤️ Benoît, Thomas, Detsouvan et Jeff