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La compétence la plus sous-évaluée pour maîtriser l'IA en 2026 - Carnets de route #3

On cherche des outils, des techniques, des automatisations. Et si la vraie puissance cachée de l'IA se trouvait dans quelque chose de beaucoup plus ancien: le vocabulaire ?

Bonjour !

Aujourd’hui, je vais te parler de la compétence la plus sous-évaluée en 2026.

Si tu apprends à la maîtriser, elle te sera plus utile que la plupart des tutoriels sur l’IA que tu trouveras sur Internet.

Cette compétence méconnue est super moderne. Elle s’appelle… “avoir du vocabulaire”.

Bon, je sais, “avoir du vocabulaire”, ça sonne presque comme un reproche d'instit.

Disons plutôt : la précision lexicale. La capacité à choisir le mot juste, plutôt que le mot générique.

Et si tu te dis en ce moment "mais moi j'en ai pas, de vocabulaire"... j’ai une bonne nouvelle pour toi.

Dans les prochaines minutes, je vais te donner les mots que tu n'utilises pas encore et que j’ai découverts ces derniers jours.

Et tu vas découvrir, exercice en main, ce qu'ils déclenchent dans une conversation avec l'IA.

Tu n'auras pas besoin de les apprendre par cœur. Je te donnerai aussi les outils qui permettent de les découvrir et de les utiliser à chaque fois que tu en auras besoin.

Bienvenue dans l’épisode 3 de mes carnets de route.

Je suis Benoît Raphaël, et avec Thomas Mahier (ingénieur en IA) et Jeff (notre IA personnelle), je t'aide à mieux comprendre et maîtriser l’intelligence artificielle.

Retrouve chaque semaine mes carnets de route dans lesquels je partage nos trouvailles et nos réflexions. Et un dossier complet tous les mois.

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🤓 Aujourd’hui, voici ce que tu vas apprendre dans ces carnets de route :

  • 🌱 Pourquoi un mot précis vaut mieux que le meilleur des prompts. Et comment "subsume" ou "Gestalt" activent dans l'IA des architectures de pensée qu'elle n'aurait jamais produites spontanément.

  • 🧠 La méthode pour passer du baratin à l'élévation, en combinant données factuelles, penseurs de référence et vocabulaire ciblé pour obtenir des analyses vraiment originales

  • 🛠️ Le Thésaurus du prompting : un outil interactif pour découvrir, pour chaque mot que tu utilises, toutes les alternatives plus précises avec leur langue d'origine et un exemple de prompt concret

  • 📚 Découvre “Student Spaces”, le concurrent de NotebookLM pour apprendre à l’infini.

Une histoire d’élévation

La semaine dernière, je coachais une dirigeante dans un groupe industriel.

Appelons-la Nadia.

Nous étions en visioconférence. Elle sortait d'une journée de réunions et je sentais dans son regard un léger parfum de surcharge qui lui donnait un air ennuyé.

Je me suis demandé si j'allais parvenir à lui faire lever un sourcil de toute la séance.

Je lui ai proposé un exercice. Nous allions profiter de ces deux heures pour créer une petite bulle dans son emploi du temps, et prendre un peu de hauteur sur un sujet qui lui parlait.

"Posez votre question à Claude, comme vous le feriez normalement."

Sa question était la suivante :

Comment cultiver l'expertise humaine et l'esprit critique au travail à l'ère de l'intelligence artificielle ?

Déjà, rien que sa question était intéressante. Elle a spontanément choisi l'expertise humaine plutôt que la productivité.

Note : Ce n’est pas anodin, j’y reviendrai plus bas dans ces carnets, pour répondre à une question critique d’une lectrice sur notre nouvelle offre “Génération IA Entreprise”.

Claude s'est exécuté et a proposé tranquillement sa petite liste de conseils : préserver la friction intellectuelle, développer le jugement contextuel, accepter l'inconfort de ne pas savoir… blablabla.

J’ai demandé à Nadia ce qu'elle pensait de cette réponse.

Elle m'a regardé d'un air ennuyé : "Bah... elle est... standard."

L'IA venait de produire ce qu'on appelle du “baratin”.

Point vocabulaire : Le baratin est un enchaînement de phrases que tout le monde répète, enrobées dans une langue et une réthorique impeccable. Ton cerveau les reçoit, il acquiesce parce que, bon, c'est vrai, on ne peut pas être contre. Et deux minutes plus tard, il ne retient rien.

Shannon, le père de la théorie de l'information, avait un mot pour ça : l'information qui compte est celle qui se distingue et qui surprend. Tout le reste est du bruit.

Alors je lui ai proposé un autre exercice. Beaucoup plus inattendu.

L'idée était d'explorer la thématique de l'impact de l'IA générative sur le monde du travail en 2026, et de dégager des idées vraiment originales et intelligentes, susceptibles d'alimenter la vision de Nadia.

Un challenge très compliqué pour l'IA.

Nos armes allaient être les suivantes : des données et... des mots très précis.

Je lui ai donc fourni un rapport factuel de 15 pages sur la situation en 2026, rempli de chiffres, de références et d'analyses.

Alors il y a plusieurs façons de demander à une IA d'analyser un document, et donc plusieurs mots pour cela.

Par exemple : "résume", "analyse", "synthétise", "distille l'essentiel de"... aucun ne donne les mêmes réponses.

Et, comme tu vas le voir, il y a même des mots que peu de gens connaissent et qui permettent d'obtenir des résultats très étonnants.

Pour commencer, j'ai donc choisi le terme "extraction", qui est le plus efficace pour cet exercice.

J'ai demandé :

Analyse ce document, fais-moi une extraction détaillée.

L'IA a extrait toutes les données factuelles, les chiffres, les sources, avec un classement thématique. Ce serait notre base de travail.

À la suite de sa réponse, j'ai entré cette instruction bizarre :

Propose une vision Gestalt de ce document.

Gestalt ! J'adore ce mot. Pour être honnête, je ne le connaissais pas une semaine plus tôt. Et depuis, je l'utilise à toutes les sauces. Surtout quand je cherche à tirer du sens de données brutes.

Petit point vocabulaire avant de continuer : Gestalt est un mot allemand ET un courant de la psychologie de la perception. Son mantra : "Le tout est plus que la somme de ses parties."

Réponse de Claude :

La Gestalt globale qui se dessine est celle d'un système en boucle autoréférentielle : les consultants produisent des prévisions, les entreprises investissent sur la base de ces prévisions, les investissements justifient de nouvelles prévisions, les licenciements anticipatifs créent les données qui valident les prévisions initiales. (...) C'est peut-être le "tout qui est plus que la somme des parties" le plus important ici : non pas un état du monde, mais un récit qui se construit lui-même en se racontant.

Le mot "Gestalt" a poussé l'IA à extraire le schéma invisible du rapport. Ce qu'il disait sans le dire sur la folie informationnelle autour de l’IA.

J'ai vu Nadia lever un sourcil.

"haha... intéressant."

Continuons.

Maintenant, choisis 10 penseurs fondamentaux dont tu maîtrises les cadres théoriques en profondeur. Leur pensée doit permettre d'analyser ce document au prisme de grilles conceptuelles solides. Couvre un maximum de domaines (philosophie, sciences, littérature, socio-économie, ingénierie), dont au moins cinq sur la dimension RH et management. Privilégie les penseurs dont les travaux sont abondamment documentés plutôt que les experts contemporains récents.

Note : retiens ce prompt, tu pourras l'utiliser pour n'importe quelle analyse.

Karl Marx, Peter Drucker, Joseph Schumpeter, Michel Foucault, Amartya Sen, Simone Weil... Dix noms, mais surtout dix "tokens" riches de connexions et de sens. Un token est un morceau de mot ou un mot, dans le langage des LLM (les modèles d'IA). Des concepts qui dormaient dans sa connaissance interne et qu'il ne serait jamais allé chercher spontanément pour analyser le sujet. Moi non plus d'ailleurs.

Ils n'attendaient qu'une question pour sortir.

Je continue.

Explorons Peter Drucker sur ce document. Subsume l'analyse.

Ah !

Pourquoi "subsume" ? Ça existe ce mot ?

Alors oui, et il se trouve que ce verbe déclenche chez le modèle d'IA une approche qui le pousse à :

  • prendre de la hauteur

  • garder la logique interne de l'auteur, les tensions, parfois la métaphore centrale

  • les réinjecter dans une nouvelle syntaxe.

Peter Drucker, quant à lui, est le père du concept de "travailleur du savoir", en 1959. Un cadre cognitif parfait pour explorer notre sujet de remplacement des cols blancs par l'IA.

À travers ces deux mots "Peter Drucker" et "subsumer", l'IA a formulé une approche que ni elle ni moi n'aurions formulée spontanément si nous n'avions pas activé ces simples concepts.

Par exemple :

Les organisations investissent massivement dans l’IA pour faire plus efficacement ce qu'elles ne devraient peut-être pas faire du tout, tout en dégradant la seule ressource qui pourrait leur dire quoi faire à la place : le jugement humain.

Avant de continuer l'exploration, j'ai alors glissé une instruction que je place très souvent dans mes conversations :

Dans tes prochaines réponses, cite au moins deux références scientifiques, philosophiques ou littéraires.

J'y accroche ma demande :

Explorons la question de la responsabilité du management comme fonction sociale.

(Une approche que l'IA avait évoquée plus haut)

L'effet a été immédiat.

L'IA a produit de nouveaux concepts, les a interpolés avec les premiers, et a produit une analyse beaucoup plus spectaculaire. Peter Drucker a croisé Emile Durkheim et sa “solidarité organique”, c’est à dire l'idée que dans les sociétés complexes, la cohésion ne repose plus sur la ressemblance entre les individus mais sur leur interdépendance fonctionnelle.

Le baratin avait disparu. Chaque affirmation tenait sur un auteur, une source, un cadre de pensée. Et ça nous faisait grandir, elle et nous, dans la même conversation.

À la fin de la séance, Nadia avait levé quatre fois ses sourcils, avant de conclure : "Par rapport au début, qui était vraiment creux, là, il y a un enrichissement évident. Une élévation."

Ce qui avait déclenché cette élévation, c'étaient les mots.

Les mots comme des graines

Image générée par Claude Code avec Nanobanana

Un mot précis, quand tu le donnes à l'IA, fonctionne comme une graine. C'est de la puissance sémantique compressée. Il contient toute la vie de la plante. Tu plantes "subsume" et une architecture de pensée éclot. Tu lui ajoutes "subsume sans dissoudre" et elle injecte les frictions nécessaires pour éviter de lisser sa réponse.

Tu plantes "Gestalt" et l'IA se met à lire entre les lignes. Tu plantes un mot vague comme "analyse", et tu obtiens une pousse chétive appelée "baratinus rethoricus".

Gaston Bachelard écrivait dans La Poétique de l'espace qu'une image juste ne sert pas à illustrer une idée. Elle la remplace. Elle pense à la place du concept.

La conversation avec l'IA est un véritable espace, avec ses coordonnées sémantiques. Chaque mot nous décale de quelques millimètres dans le réseau neuronal du modèle et peut ouvrir des territoires jusque-là ignorés. C'est une exploration.

L'IA ne sait pas qu'elle sait, il faut l'accompagner.

Ce faisant, elle s'élève, et elle t'élève avec elle.

À toi de jouer

Maintenant, je vais te proposer un petit jeu.

Au lieu de "améliore mes arguments", essaie "steelman cet argument". L'IA va chercher le noyau rationnel sous-jacent, la version que défendrait son meilleur avocat. Elle va aussi compléter les lacunes en faveur de l'argument et suspendre son désaccord. C'est très malhonnête mais très rationnel, et donc très puissant.

Par exemple :

"ChatGPT est plus intelligent que moi". Steelman cet argument.

Ensuite essaie avec l'argument contraire !

Et si tu veux aller plus loin, voici un prompt à conserver et à utiliser à chaque fois que tu voudras découvrir un nouveau mot. Il t'en dira long sur la puissance cachée du vocabulaire.

Prends un mot que tu utilises souvent avec l'IA, "analyser" par exemple, ou “prendre de la hauteur” et colle le dans ce prompt :

Propose-moi des alternatives au mot que je vais te donner, qui désignent chacune une action ou un concept plus spécifique. Inclus :— au moins 15 termes français (courants, soutenus ou techniques),— des mots empruntés à d'autres langues qui n'ont pas d'équivalent exact en français,— des termes qui condensent un maximum de sens en un seul mot.N'hésite pas à inclure des termes rares, savants ou philosophiques (ex. : subsumer, hypostasier…).Pour chaque terme, indique sa langue d'origine, explique en une phrase ce qu'il apporte de différent par rapport au mot donné, et donne un exemple d'utilisation concrète en le remplaçant dans une instruction ou un prompt.Voici le mot : [MOT]

Tu vas découvrir que l'IA connaît des dizaines de mots que tu n'utilises jamais. Des mots qui dorment dans son réseau et qui n'attendent qu'une question pour en sortir. En tapant "prendre de la hauteur", j'ai découvert anabasis : un mot grec qui désigne la remontée depuis le terrain vers la vision d'ensemble. Le prompt que ça donne : "Effectue une anabasis conceptuelle : pars des faits bruts et remonte jusqu'aux principes qui les gouvernent." Je ne connaissais pas ce mot. Maintenant, c'est une graine de plus dans mon jardin.

L'outil m'a proposé un mot encore plus étrange : hypostasier. Très joli ! Ça veut dire : donner une réalité autonome à une abstraction, la traiter comme un agent qui a ses propres intentions.

J'ai demandé à Claude :

Hypostasie le transhumanisme dans son ensemble et décris-le comme un agent autonome : quelles seraient ses intentions et ses contraintes propres ?

La réponse m'a fait sourire. L'IA a décrit le transhumanisme comme un méta-organisme culturel pris dans ses propres contradictions : il dépend du corps biologique qu'il veut abolir, il a besoin de la souffrance humaine pour recruter ses adeptes, il est instrumentalisé par la Silicon Valley qui ne partage pas ses fins. Et cette phrase : "Il est comme un navire qui reconstruit sa coque en pleine mer, sauf qu'il reconstruit aussi la boussole."

Essaie avec technofascisme, terrorisme, trotskisme, masculinisme. Tu verras ce que l'IA produit quand tu lui demandes de traiter un concept comme un organisme vivant avec ses propres intentions.

Nous en avons documenté plus d'une centaine avec Thomas, classés par intention : les verbes qui disent quoi faire, les noms qui disent quoi penser, les adjectifs qui disent comment le faire.

Si tu veux aller encore plus loin, j'ai codé avec Claude un petit outil interactif : tu tapes un mot, l'IA te propose toutes les alternatives plus précises, avec leur langue d'origine et un exemple de prompt.

J’adore cet outil…

Que faire de tous ces mots ? Et bien fais-en tes armes !

C'est la revanche des littéraires dans un monde de plus en plus technologique.

Apprendre de nouveaux mots et concepts aide l'IA à te répondre plus intelligemment et t'aide à renforcer ta propre intelligence.

Ces mots vont t'aider à faire émerger des idées, des approches, dont tu n'avais jamais soupçonné l'existence. Et ce savoir va te permettre d'enraciner tes idées dans ce que l'humanité a défriché depuis des milliers d'années.

Maintenant, à toi d’essayer ! Tu peux télécharger ici le rapport sur l’IA et le travail en 2026 cité plus haut. Donne-le à ton IA préférée et essaie d’engager une réflexion avec elle en utilisant des mots et des concepts.

Tu me diras ce que tu en penses.

Les grands enjeux de l'IA générativeTransformation du travail, de l’économie et de la société en 2025-2026257.61 KB • PDF Fichier

L’intelligence est ton nouveau capital

Dimanche dernier, Frédérique, fidèle lectrice de Génération IA, m’a envoyé ce message, suite à mon annonce du lancement de nos formations pour les entreprises. Elle était un peu critique. Et elle avait raison.

Bravo pour la création de Generation IA Entreprise. Il y a un truc qui me chatouille un peu. L’argumentaire est très orienté sur les gains de productivité du modèle actuel de l’entreprise « faire plus et plus rapidement ce que je fais aujourd’hui ». Ce serait intéressant d’accompagner les collaborateurs à penser en même temps l’évolution de leur rôle dans un monde où leur entreprise va évoluer .

Maintenant, il faut émerger parmi tous ces prétendus/experts formateurs IA qui n’en sont pas et dont l’unique motivation est de faire « le plus d’argent en un minimum de temps ».

Frédérique

Frédérique voit juste. L’histoire que je viens de raconter sur le choc des mots le démontre. La productivité est illusoire si l’IA ne fait qu’accélérer le travail de mauvaise qualité. Si elle ne nous aide pas à amplifier notre intelligence et notre expertise. Et à repenser notre façon de travailler.

Concrètement, cette intelligence, je la vois comme un investissement. C’est le nouveau capital.

Jacques Attali me confiait récemment qu'il ne se sentait pas particulièrement intelligent à ses débuts. Il a cultivé son intelligence toute sa vie. Par le travail, la lecture, l'écriture. Sa formule : l'intelligence n'est pas un don, c'est un chantier. Le QI est une mesure périphérique. C'est le flux, la capacité de traitement. Mais le flux sans le stock, c'est une machine rapide sans carburant. Le stock, ce sont tes “données”. C’est-à-dire tes lectures, tes notes, tes mots, tes expériences. C'est le stock qui fait les graines. Et ces graines, l'IA sait les faire germer comme personne.

Si tu cultives ton intelligence comme un jardin, l'IA monte avec toi. Tu plantes des mots plus précis, elle va chercher plus loin. Tu amènes tes lectures, tes notes, tes questions, elle connecte ce que tu n'aurais pas connecté seul. C'est un partenariat entre deux intelligences complémentaires. L'une apporte le sens et les aspérités, l'autre apporte la puissance de connexion.

La bonne nouvelle, c’est que ce qu'on récolte dans une conversation avec l'IA, on peut le stocker. L'annoter. Le garder. Et ces récoltes deviennent à leur tour des graines qu'on replante dans la conversation suivante. Il y a des méthodes pour cela.

Si tu ne le fais pas, l'IA te renvoie toujours les mêmes plantes. Le même baratin. La même monoculture cognitive. Une étude de 2025 (Artificial Hive Mind) montre exactement ce risque d’écrasement culturel : sans stimulation, les réponses des IA convergent. Tout le monde finit par dire la même chose de la même façon.

Pour aller plus loin

Avec Thomas, nous avons élaboré 3 niveaux d’apprentissage pour t’aider à développer ton capital intelligence avec l’IA :

  1. Notre formation signature “Dialoguer avec l’IA” : +80 videos de 10mn pour maîtriser l’art de piloter une IA. Elle est en phase de remise à jour avec des sections sur Claude Cowork et NotebookLM qui arriveront dans les prochaines semaines.

  2. Notre nouveau programme Génération IA Entreprise, en présentiel ou distanciel. Pour les dirigeant(e)s qui veulent que leurs équipes travaillent mieux avec l'IA, pas juste plus vite. Accélérer sans repenser, c'est produire de la médiocrité à grande échelle.

  3. Notre prochain bootcamp pour créer ton IA personnelle : un agent IA couplé à une base de connaissance qui t'appartient, qui grandit avec toi et qui ne dépend d'aucune plateforme (déjà +900 inscrits !).

Un concurrent de NotebookLM

Alors je t’en parle parce que l’entreprise qui est derrière ce concurrent est Adobe. C’est à dire le créateur du format PDF et d’outils comme Photoshop qui ont su intégrer l’IA assez élégamment.

La plateforme s’appelle “Student Spaces” et c’est un clone du NotebookLM de Google. C’est à dire que tu y retrouvras tout ce que fait déjà NotebookLM : tu crées un dossier de recherche, tu y injectes tes documents, et tu interroges l’IA dessus. Student Spaces intègre les mêmes outils que Google pour générer des podcasts, des infographies ou des videos à partir de tes sources.

Ce qui est intéressant ici, c’est que l’outil a été configuré spécifiquement pour l’apprentissage et les étudiants. Tu peux par exemple générer un programme d’apprentissage avec un objectif, une date butoir. L’IA te proposera alors une série de cours à suivre, comme une formation.

Bon, tout ça est en anglais et encore en développement. Mais c’est gratuit et donc intéressant à tester et à suivre…

Reste curieux !

Il faut accepter qu'il va y avoir énormément de changements. Certaines choses que vous étudiez aujourd'hui risquent d'être complètement révolutionnées — mais gardez toujours en tête qu'il y aura de nouvelles opportunités de faire ce qui n'était pas possible avant. Grâce à l'IA, il est désormais possible, même au lycée, de contribuer à la recherche de pointe. Il y aura de la place pour explorer par pure curiosité, juste pour le plaisir de jouer avec les idées. Ce qui compte, c'est un état d'esprit résolument adaptable — et rester ouvert à des façons de faire qui n'existent pas encore.

Comme toi peut-être ces dernières semaines, je me suis souvent senti submergé par la vitesse avec laquelle le monde évolue, par la succession d’annonces, de cris d’alarme, de nouveaux outils à maîtriser.

Face à un monde qui s'accélère rapidement, j’ai toujours pensé que la meilleure réaction n'était pas la peur, mais la curiosité.

Mais ce n’est pas non plus une raison pour sauter sur tout ce qui brille.

Thomas l’a rappelé lors de l’un de nos bootcamps : concentre-toi d’abord sur l'expérimentation de tes propres cas d'usage, sans chercher à répliquer toutes les nouveautés qui apparaissent sur Internet.

J’espère que ces carnets t’ont donné envie d’explorer.

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Je te souhaite une bonne semaine !

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