- Génération IA
- Posts
- Comment choisir ton outil d'IA pour créer des documents visuels (Gamma, ChatGPT Image, Claude Design)
Comment choisir ton outil d'IA pour créer des documents visuels (Gamma, ChatGPT Image, Claude Design)
J'ai mis les trois outils sur les mêmes documents pendant plusieurs semaines. Voici lequel choisir selon ce que tu veux fabriquer, avec les prompts pour reproduire chez toi.
Depuis deux ans, quand je dois fabriquer une présentation, une infographie ou un petit livre blanc, je passe par Gamma. C'était devenu un réflexe, presque un meuble dans mon bureau. Et puis deux nouveaux venus sont arrivés ces dernières semaines, et ils m'ont obligé à tout réexaminer : ChatGPT Image 2 (propulsé par GPT-5) et Claude Design (propulsé par Claude Opus).
J'ai passé un bon moment à les triturer tous les trois sur les mêmes documents : des présentations type slides, et des PDF éditoriaux du genre guide ou infographie. Je n'ai pas testé la création de maquettes de site web, qui relève d'une autre logique. Donc tout ce que je raconte ici tient dans ce périmètre.
Mon but n'est pas seulement de te dire lequel est le meilleur. C'est de te montrer comment faire avec chacun, prompts à l'appui, pour que tu puisses reproduire chez toi. Tu trouveras donc à la fin deux cas pratiques détaillés, pas à pas.
Et j'ai eu une petite surprise. Je croyais comparer trois outils. En réalité, je comparais trois manières différentes de fabriquer un document avec l'IA. Trois philosophies. Tant que tu n'as pas choisi ta philosophie, tu choisis mal ton outil, et tu produis ce que les chercheurs de Stanford appellent du workslop : un document propre en surface, mais mal calibré pour l'usage, qui reporte le travail sur celui qui le reçoit.
Petit point technique avant d'entrer dans le détail :
ChatGPT Image dessine. Le document est généré comme une image, pixel par pixel, par un modèle d'image. Le texte n'est pas écrit, il est dessiné.
Claude Design code. Le document est une page web, du HTML et du CSS, comme si Claude construisait un site. Le texte est écrit, les distances sont calculées.
Gamma fait un hybride. Un format maison, à mi-chemin, qui génère tout seul et te laisse retoucher bloc par bloc.
Garde cette grille en tête. C'est elle qui décide de tout le reste.
La philosophie image : ChatGPT Image 2
C'est l'outil le plus libre graphiquement des trois, et de loin. Comme il dessine vraiment, il te sort des illustrations, des schémas, des petits doodles, des photos stylisées. C'est exactement ce que Claude Design ne sait pas faire.
Deux choses ont beaucoup changé avec GPT-5. D'abord, le texte est juste. C'était le talon d'Achille des générateurs d'images, ces coquilles partout dès qu'il y avait un mot à écrire. C'est réglé, ou presque. Ensuite, le mode raisonnement change radicalement le résultat : au lieu de te répondre du tac au tac, le modèle se prompte lui-même, prend ta demande dans son entier, et la qualité fait un bond. Attention, ce mode demande un compte payant.
Le geste qui marche le mieux : tu pars d'un visuel de référence (je vais le chercher sur Dribbble, le site des designers), et tu demandes à l'IA d'en extraire le style sous forme de matrice dans un langage JSON.
Je suis parti de ce design :

Et je suis arrivé à ceci.

Ce n’est exactement le même style, mais c’est déjà très intéressant.
Comment ai-je fait ? Voici le prompt que j'ai utilisé :
Pose-toi d'abord trois questions que se poserait un expert en design et en infographie. Réponds aux trois questions. Puis propose une structure JSON de 1000 tokens maximum qui décrive exactement le style de la slide. Je pourrai ensuite changer le contenu sans perdre le style.Pourquoi du JSON ? Parce que c'est du code, et que le code compresse énormément d'information dans peu de texte. Le modèle de raisonnement adore ça : il lit la structure, place les éléments, respecte les règles. Tu récupères ce JSON, et tu génères ton vrai contenu en lui collant la matrice. Tu gardes le style, tu changes le texte.
Là où ça coince, et il faut le savoir avant de basculer ton flux de travail dessus :
Le plafond de 10 images par génération. C’est pas mal pour un modèle de génération d’images, mais c’est moins que pour les outils qui utilisent des technologies différentes comme Gamma ou Claude Design. Au-delà, il faut découper en blocs successifs, et la cohérence éditoriale se casse entre les blocs. Pour un magazine ou un long guide, c'est un vrai point de friction.
La sortie reste une image. Pas de canevas modifiable derrière. Le texte n'est plus éditable à la main : pour le changer, tu repasses par l'IA. Ça fonctionne plutôt bien, mais il faut parfois s’y reprendre à plusieurs fois.
La reproductibilité est faible. Comme c'est de la génération d'image, deux essais ne donnent jamais exactement la même structure. Pour un gabarit de marque que tu veux ressortir à l'identique chaque mois, le document fera tout de suite peu professionnel.
Cela dit, ne boudons pas notre plaisir. Ce plafond de dix pages reste une belle avancée par rapport à ce que nous savions faire il y a un an. Pouvoir fabriquer d'un coup un petit magazine illustré et mis en page, je trouve ça vraiment précieux. C'est même là que j'ai obtenu mes plus beaux résultats. Je te montre plus bas, pas à pas, comment j'ai fabriqué un numéro entier façon The Economist.
Je résume mon ressenti : un outil un peu magicien, parfait pour un guide grand public ou un carrousel LinkedIn à voix forte, moins fiable dès qu'il faut de la rigueur normée.
La philosophie code : Claude Design
Claude Design n'est pas un générateur d'images, et c'est tout l'enjeu. C'est un outil de design qui produit du HTML et du CSS. La page est dessinée par le code.
La conséquence est immédiate : pas une seule coquille (c'est du texte écrit, pas un dessin de texte), des marges au pixel près, et surtout la vraie police, pas une approximation. Si tu tiens à ta charte graphique au détail près, c'est l'outil le plus précis des trois. Tu y accèdes uniquement sur la version web de Claude, avec un abonnement payant, via l'entrée Claude Design dans la colonne de gauche.
Et c'est là qu'il y a un vrai avantage, que je veux souligner. Si tu as déjà une charte graphique établie, sous forme de texte ou de document, tu peux la lui transmettre directement et lui demander de la reproduire. Couleurs, polices, espacements, règles de mise en page : il lit tout ça comme une consigne et la respecte à la lettre. Pour qui a construit une identité visuelle précise, c'est l'outil qui la restitue le plus fidèlement. Là où ChatGPT Image interprète, Claude Design applique.
J’ai fait le même test avec mon design trouvé sur Dribble et j’ai obtenu ceci.

Alors c’est plus proche du design initial, et j’aurais pu m’en rapprocher encore plus. Mais je me suis retrouvé avec plein de défauts d’allignements qui me demandaient beaucoup de petites corrections hyper pénibles à faire.
Deux choses m'ont marqué.
La première, c'est une capacité d'autocorrection que je n'avais jamais vue ailleurs. Sur mon premier essai, Claude m'a sorti un document mal aligné, bancal. Et sans que je lui demande quoi que ce soit, il a refait une passe et tout réaligné. Ce n'est pas systématique, mais ça arrive : le modèle relit son propre rendu et se reprend.
La seconde, ce sont les Tweaks, et c'est selon moi l'innovation à connaître. Un Tweak, c'est un petit panneau de contrôle que tu fais ajouter à côté de ton design pour le manipuler sans tout reformuler en texte à chaque fois.
Tu cliques sur le petit + marqué Tweak en haut de la page, et tu demandes, par exemple :
Crée un Tweak qui permettrait de déplacer les blocs sur la présentation.Une fois le panneau créé, je déplace mes blocs à la souris quand ils se chevauchent. Je peux en demander d'autres : un panneau pour changer les couleurs, un autre pour les polices. Pourquoi c'est intéressant au fond ? Parce que Claude Design tourne sur Claude Code en sous-main. L'IA construit elle-même, à la demande, l'outil dont elle a besoin pour mieux te servir. Le code devient le matériau universel, exactement ce que désigne la notion de harness engineering dont parlent OpenAI et Anthropic : un agent, c'est un modèle plus son harnais.
Les limites, parce qu'il y en a, et de sérieuses :
Aucune génération d'illustrations. C'est le défaut cardinal. Claude essaie parfois de dessiner en formes CSS, et ça se superpose, ça rate. Pour des slides très illustrées, il faut combiner avec un autre outil. Donc tu travailles en deux temps, fini le tout-en-un.
Le problème du dernier kilomètre. Quand c'est bien calibré du premier coup, c'est superbe. Quand un détail dérape, un bloc qui déborde, une marge cassée, le faire corriger devient laborieux et un peu aléatoire. Le modèle ne lit pas toujours bien visuellement son propre code pour comprendre pourquoi c'est moche.
Et puis il y a ce petit tic qui en dit long. Quand Claude code un document éditorial élégant, il sert presque toujours le même genre de titre : une première partie en romain, une seconde en italique. Je lui ai demandé pourquoi. Sa réponse, honnête : cette esthétique a été massivement promue sur Pinterest, Instagram et Dribbble entre 2019 et 2024, et elle revient donc spontanément dans ses générations. Ce n'est pas laid, mais c'est daté, et un designer le repère en une seconde. Le modèle ne crée pas, il ré-injecte ce que sa culture visuelle d'entraînement a sur-validé comme « beau ». Au sens de Borges, c'est une bibliothèque de poncifs, pas un atelier. La leçon pratique : si tu tiens à ta charte, écris noir sur blanc dans ton document de référence ce que tu veux, en donnant des références graphiques (il faut les connaître ou avoir déjà une charte graphique) et ce que tu ne veux pas, sinon le modèle réintroduira ses réflexes par défaut.

Rendu Claude Design : la précision typographique est parfaite. Et le titre « Identité / visuelle » montre le tic romain/italique en direct.
La philosophie hybride : Gamma
Gamma reste, à ce jour, l'outil le plus souple et le plus rapide pour passer d'un texte brut à une présentation publiable. Génération d'images intégrée, édition bloc par bloc, beaucoup de thèmes, sorties PowerPoint, PDF, page web, carrousel LinkedIn. Tout est fluide, tout est éditable. C'est la version mûre et tout-en-un, et c'est une vraie qualité.
Sa seule vraie limite, c'est la liberté de création, plus restreinte que chez les deux autres. La comparaison l'a rendue visible quand je lui ai donné notre palette, avec un bordeaux profond bien précis : il a repris la couleur principale, puis il a décidé tout seul d'en générer des déclinaisons pastel que je ne lui avais pas demandées. Mon bordeaux a viré au rose pâle. Gamma digère ta charte graphique un peu plus qu'il ne la restitue. Tu restes dans une famille d'esthétiques Gamma, tu personnalises à l'intérieur d'un cadre, tu n'en sors pas vraiment.

Rendu Gamma à partir de notre charte : regarde les trois nuances de bordeaux dans la colonne de droite. La charte n'en prévoyait qu'une.

Ici il m’a rajouté un vert parce que… je ne sais pas pourquoi… heureusement, on peut le modifier facilement à l’édition, à la main.
Bonne nouvelle : ces couleurs inventées, tu peux les reprendre à la main une fois la présentation générée. Ce n'est pas possible directement dans le thème, mais tu peux intervenir a posteriori sur chaque bloc.
D'ailleurs, pour bien commencer, le plus utile est de te fabriquer ton propre thème. Dans Gamma, va dans la Bibliothèque (barre d'outils à gauche), puis clique sur Nouveau thème. Tu y configures couleurs, polices et styles une fois pour toutes.
Et là, j'ai une petite astuce qui m'a fait gagner beaucoup de temps. J'utilise l'extension Claude pour Chrome. J'ouvre l'extension directement sur ma page Bibliothèque, je lance la création d'un nouveau thème, je soumets ma charte graphique à Claude, et je lui demande de remplir toute la configuration technique à ma place. Il le fait plutôt bien. Plutôt que de renseigner chaque champ à la main, je laisse Claude lire la charte et la traduire en réglages Gamma. C'est à la fois plus rapide et plus précis.

Ici un exemple d’une page d’une proposition commerciale. La charte n’est pas parfaite, mais une fois que l’on a figé le rendu “Gamma”, c’est très facile à reproduire sans versatilité.
Pour résumer Gamma : le plus souple, le plus rapide, très efficace dès lors que tu adhères à son style. La liberté graphique est moindre, mais l'outil reste redoutablement pratique.
En pratique : reproduire, pas seulement comparer
Comparer, c'est bien, mais ce qui t'intéresse vraiment, c'est de pouvoir le refaire. Voici donc les deux cas où je me suis le plus battu, avec les prompts exacts que j'ai utilisés.
Cas 1 : écrire un document en appliquant ta charte
Le principe : je donne à l'IA un texte (ici notre charte d'identité visuelle, rédigée en toutes lettres) et je lui demande de produire un vrai document mis en page qui respecte cette charte. Pas de modèle visuel, juste un texte qui décrit le style. Le même prompt sur les trois outils :
ChatGPT Image donne le plus de liberté, et c'est un peu ma préférence ici. Une condition, vraiment importante : il faut activer le mode raisonnement. En mode instant, il reprend le texte de la charte mais ne l'applique pas, il te parle de bordeaux et de stabilo sans jamais les utiliser. Avec le raisonnement, il comprend ce qu'il lit et il l'applique pour de bon. La dernière version (GPT-5.5) va même plus loin, avec un usage du stabilo plutôt inventif.
À partir de ce document, peux-tu créer un document complet de l'identité visuelle de Génération IA ? Le document lui-même doit respecter la charte. Ajoute les éléments graphiques que tu jugeras nécessaires.
Le même brief passé à ChatGPT Image (mode raisonnement) : il s'approprie la charte, stabilo compris. Mais les couleurs ne sont pas exactement les mêmes. Plus joli, mais moins précis.
Claude Design sort un document propre, élégant, et surtout éditable : tu peux le retoucher après coup, ce que ChatGPT ne permet pas. En contrepartie, son stabilo est plus sage, parce que codé : une forme fixe, répétée à l'identique. Et le dernier kilomètre frappe à nouveau, des blocs débordaient de la page, j'ai fait quatre passes avant d'abandonner à moitié. Le rendu Claude Design que tu as vu plus haut sort exactement de ce test.

Polices et couleurs sont respectées. Claude Design est le plus précis pour ce type d’exercice, mais il demande plus de maîtrise.
Gamma reste en dessous sur cet exercice précis. Il ne sait pas lire une charte rédigée et l'appliquer telle quelle : il faut d'abord lui fabriquer un thème (avec l'astuce de l'extension Claude vue plus haut). Et même ainsi, il reprend la main et invente, les fameuses trois nuances de bordeaux. Le rendu Gamma plus haut, c'est lui.
Mon verdict sur ce cas : ChatGPT Image et Claude Design au coude à coude, l'un pour la liberté, l'autre pour l'éditabilité. Gamma reste un peu en retrait.
Cas 2 : fabriquer un magazine sans modèle de départ (façon The Economist)
C'est mon plus beau résultat, et là, ChatGPT Image gagne haut la main. Le défi : produire un magazine sans aucune image de référence à recopier. Le style ne peut donc pas être extrait, il faut le construire, en faisant s'auto-questionner le modèle. Dans une conversation à part, toujours en mode raisonnement, le prompt que j'ai utilisé :
Comment définirais-tu le style des illustrations et des couvertures de The Economist ? Pose-toi 10 questions qu'un expert du graphisme et de l'illustration se poserait, réponds aux questions. Fais un effort pour analyser méticuleusement le style graphique des illustrations de couverture avec des références artistiques. Distingue le style des couvertures et celui des pages intérieures. Format double : description en langage naturel (1000 signes max) entre balises style + JSON (3000 signes max) entre balises style.Tu récupères cette matière, et tu génères ton magazine avec, en imposant un format (j'ai fixé un rapport 3:4) et un nombre de pages (max 10).
Deux apprentissages, parce que ce n'est pas si évident :
Le JSON ne suffit pas ici. C'est contre-intuitif, parce que pour extraire le style d'une vraie image, le JSON est parfait. Mais quand le modèle décrit un style qu'il s'est lui-même décrit, le JSON compresse trop, et le signal s'érode. Le langage naturel, plus bavard, restitue mieux le détail. Privilégie donc la description en toutes lettres.
Distingue la couverture des pages intérieures dans ton prompt. Une une de The Economist (illustration conceptuelle, allégorique, fond plein) n'a rien à voir avec ses pages intérieures (cartes, infographies sobres, photos). Sans cette distinction, le rendu part dans tous les sens.
Pourquoi ChatGPT Image gagne sur ce cas, et pas les deux autres ? Avec Gamma, c'est tout simplement impossible, il te ramène à son propre style. Avec Claude Design, le problème est qu'il ne génère pas d'illustrations, or toute l'identité d'une couverture façon The Economist tient justement dans son illustration. ChatGPT, lui, dessine, donc il peut tenter le registre éditorial. Sois honnête sur la limite : il pose un calque plutôt qu'une vraie signature, il ne devient pas The Economist. Mais pour un magazine grand public, le résultat est vraiment réussi pour un premier jet.
Pas forcément exploitable pour un résultat pro et reproductible, mais déjà super joli pour créer un petit guide à distribuer sur les réseaux.
Une petite astuce pour transformer les 10 images en document PDF prêt à être partagé : demande à ChatGPT, dans la même conversation, de transformer les 10 images en fichier PDF.

La couverture du numéro spécial sur notre noyau pédagogique, fabriqué de cette manière.

Et l’une des 9 pages intérieures.
Alors, quel outil pour quel usage ?
Il y a quelque chose de Walter Benjamin dans cette ligne de partage entre l'image et le code. Le document que dessine ChatGPT est unique mais non reproductible : deux essais ne donneront jamais exactement le même rendu, il a une sorte d'aura accidentelle. Le document que code Claude Design est reproductible à l'infini, mais sans cette aura. Choisir son outil, c'est un peu choisir de quel côté de cette ligne tu veux te tenir.
Après tous ces tests, voilà comment je tranche aujourd'hui.
ChatGPT Image 2 pour la liberté graphique maximale : guide grand public, carrousel LinkedIn, infographie illustrée à voix forte. Tu acceptes en échange une précision moins stricte et un document figé en image.
Claude Design pour la rigueur : document corporate, charte stricte, document de marque. La précision est là, l'édition est fine, le document reste vivant. Tu acceptes en échange l'absence d'illustrations et un dernier kilomètre parfois pénible.
Gamma pour la vitesse : présentation rapide, contexte interne, écosystème qui te convient. Tu acceptes en échange que tous tes documents aient un petit air de famille Gamma.
Et un dernier mot, qui vaut quel que soit l'outil. Le document de charte graphique, dès que tu le fournis comme référence, devient un prompt permanent. Plus il précise ce que tu fais et ce que tu évites (palette exacte, polices, cas explicitement bannis), moins l'IA dérive. C'est ton vrai garde-fou. Aucun des trois outils ne remplace un designer, d'ailleurs : un graphiste expérimenté tirera bien plus de Claude Design que moi. La limite n'est pas l'outil, c'est la maîtrise.
Ce qu'il faut retenir
Le choix d'un outil de présentation IA est d'abord un choix de philosophie : l'image qui dessine (ChatGPT), le code qui calcule (Claude Design), l'hybride qui arrange (Gamma).
ChatGPT Image 2 : liberté graphique maximale, mais sortie figée et plafond de 10 images.
Claude Design : précision et éditabilité, mais aucune illustration et un dernier kilomètre laborieux.
Gamma : rapide et tout-en-un, mais il digère ta charte au lieu de la respecter. Si tu es ok avec ça, cette charte sera toujours la même.
Pour reproduire ta charte sur un document, Claude Design s'en sort le mieux ; Gamma reste en retrait. Et ChatGPT Image (mode raisonnement) donne des résultats intéressants mais manque de précision.
Pour un magazine sans modèle de départ, fais s'auto-questionner le modèle sur le style visé, en langage naturel plutôt qu'en JSON.
Ton meilleur allié reste un document de charte détaillé, qui dit aussi bien ce que tu fais que ce que tu refuses.