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Claude Cowork expliqué à mon père
La plupart des gens utilisent l'IA comme un moteur de recherche amélioré. Une minorité travaille avec des agents. C'est pourtant un vrai changement de paradigme. Démonstration et mode d'emploi avec mon père de 85 ans qui les utilise pour écrire ses mémoires.

Bonjour !
Ce dimanche, je te raconte comment j'ai appris à mon père de 85 ans à travailler avec un agent IA pour écrire ses mémoires.
Si je te raconte cette histoire, c'est parce qu'elle illustre quelque chose de plus vertigineux. Un changement de paradigme est en train de s'installer depuis quelques semaines dans le monde du travail. Un dirigeant d'une grande startup française me le confiait récemment : il a revu toute son organisation depuis qu'il utilise ces agents. "Il y a un avant et un après", me disait-il.
Tu as peut-être entendu parler de ce billet de l'investisseur Matt Shumer qui a cumulé 83 millions de vues. On peut discuter de ses conclusions alarmistes sur l’emploi (et je suis le premier à nuancer), mais le constat est partagé : pour de nombreux métiers, les agents IA actuels, comme Claude Code ou Cowork, changent radicalement la donne.
Et très peu de gens en ont conscience.
Dans ma dernière lettre, j'avais essayé de t’expliquer pourquoi. Mais certains d'entre vous, comme Amande, ont trouvé ça un peu théorique. “Il faudrait illustrer avec des utilisations concretes”.
Alors ça m'a donné une idée.
Et si j'installais Claude Cowork sur l'ordinateur de mon père ? L'expérience a été un vrai détonateur pour lui, qui butait depuis des mois devant sa page blanche.
À travers cette aventure pas comme les autres, je te donnerai un mode d'emploi concret pour passer, toi aussi, du chatbot à une nouvelle façon de travailler.
Je suis Benoît Raphaël, et avec Thomas Mahier (ingénieur en IA) et Jeff (notre nouvel agent d’IA), je te propose de mieux comprendre et maîtriser l’intelligence artificielle.
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😍 Aujourd’hui voici comment tu vas devenir plus intelligent(e) avec Génération IA.
→ Comment j'ai appris à mon père de 85 ans à travailler avec Claude Cowork
→ La différence entre un chatbot et un agent, expliquée à un chirurgien
→ Pourquoi le contexte compte plus que l'intelligence du modèle
→ Guide pratique : installer Cowork et créer ton premier espace de travail
COMPRENDRE
Mon père, ses mémoires, et la secrétaire qui vit dans son Mac

Mon père a les mains d'un chirurgien. Larges, précises, un peu raides maintenant. Il porte des lunettes épaisses à cause d'un décollement de rétine, et il doit coller son nez à l'écran pour positionner le curseur au bon endroit. Le trackpad du Mac le rend fou. Il préfère la souris.
Il a 85 ans. Professeur des universités, chirurgien en maxillo-faciale, il a écrit deux livres sur son métier et travaillé avec Michel Serres. Il a été l'un des premiers chirurgiens en France à utiliser la chirurgie assistée par ordinateur. La technologie ne lui fait pas peur. Ce qui lui fait peur, c'est de ne pas finir à temps.
Je suis rentré en France début janvier. Ma mère est morte brutalement. J’ai donc décidé de rester trois mois auprès de lui avant de repartir à Bali. Dans la chambre forte de son deuil, il a beaucoup réfléchi à son histoire. Il veut l'écrire. Il a des notes partout. Un document Word d'une vingtaine de pages, chaotique. Le discours prononcé aux obsèques de ma mère. Des correspondances. Des carnets noircis au crayon la nuit, d'une écriture que lui seul déchiffre.
Il utilisait déjà ChatGPT depuis quelques mois, la version gratuite. Pour poser des questions médicales. Ses voisins, ses amis le sollicitent encore, il reste médecin. Il s'en sert pour affiner ses diagnostics, vérifier une posologie, creuser un symptôme. Il est d'ailleurs impressionné par la pertinence de l'outil.
Je lui ai dit qu'on allait faire autrement.
Le vélo à l'envers
Passer d'un chatbot à un agent IA, c'est un peu comme piloter un vélo à l'envers. Ça ressemble à ce que tu connais, mais tout est inversé.

Pour aider mon papa à comprendre, j’ai demandé à cowork de réaliser un petit guide visuel à partir de mes explications. Tu pourras le télécharger plus bas.
Avec ChatGPT, tu manipules tes fichiers toi-même, puis tu poses des questions à l'IA. Avec un agent comme Claude Cowork, tu ne touches presque plus aux fichiers. Tu demandes à l'IA de le faire.

L’agent IA est un chatbot avec un cerveau (le modèle de langage), des mains (des outils, des compétences) et un espace de travail (un dossier sur ton ordinateur sur lequel il travaille).
Mon père avait du mal à comprendre ça. L'idée qu'une intelligence artificielle puisse accéder à ses dossiers et écrire des notes dedans est contre-intuitive. On perçoit l'IA comme un outil avec qui on discute pour faire des recherches, sous la forme de “prompts” (c’est à dire une instruction et parfois des données).
Avec l’agent IA, le “prompt” traditionnel s’efface au profit de fichiers d’instructions et de données que l’agent peut lui-même manipuler et créer. Il gagne en autonomie. Tu lui demandes de réaliser une tâche, il s’organise.
J’ai dit à mon père: imagine ta secrétaire de l'époque, celle à qui tu parlais dans ton dictaphone. Tu lui disais "classe mes courriers", "retrouve ma lettre au professeur Untel", "rédige une réponse dans le même ton". Elle avait accès à tes dossiers, pouvait y ajouter des documents sans que tu aies besoin de le faire. Elle savait qui était le professeur Untel et ce que tu lui avais écrit la dernière fois. Ce que tu partageais avec elle, c'était un espace de travail commun.

Il a hoché la tête. Le dictaphone, ça, il comprenait.
Claude Cowork, c'est cette secrétaire. Sauf que c'est plus qu'une secrétaire. La métaphore du dictaphone, c'est ce qui lui a permis de comprendre le fonctionnement de base : il n'a pas besoin de consulter lui-même un dossier pour la faire travailler. Mais en plus de classer, d'organiser et de se souvenir, elle dispose d’une forme d'expertise pour l'aider à construire ses contenus, structurer sa pensée et poser les bonnes questions. Elle peut écrire ou reformuler à sa place. C'est une secrétaire et une collaboratrice experte. C'est cette notion d'espace de travail partagé, combinée à cette capacité d'écriture, qui change la donne.

C'est toute la différence. Avec un chatbot, tu discutes. Avec un agent, tu travailles ensemble.
Le premier choc
La première chose qu'on a faite, c'est trier son dossier de téléchargements.
Trois cents fichiers. Des PDF, des photos, des factures, des documents de l'association scientifique qu'il préside, des trucs dont il ignorait l'existence.
J'ai tapé :
Explore ce dossier et classe les fichiers par catégories dans des sous-dossiers.Mon père a regardé l'écran. L'agent analysait les fichiers un par un, lisait les images, déchiffrait les PDF et les Jpeg, créait des dossiers, déplaçait les documents. En cinq minutes, tout était rangé.
Il n'a rien dit pendant un moment. Puis : "Il a lu mes photos ?"
Oui.
Ce n'était qu'un tour de chauffe. Mais quelque chose avait basculé. Il avait vu l'agent agir au lieu de simplement répondre à ses questions.
Construire la matière
Ensuite, on a attaqué ses mémoires. Et là, la méthode compte autant que l'outil.
Mon père avait accumulé de la matière brute dans tous les sens : le Word d'une vingtaine de pages, les correspondances, le discours funèbre aux obsèques de ma maman, ses carnets en papier. Il fallait transformer ce chaos en quelque chose que l'agent puisse travailler.
Première étape : tout convertir. Les PDF et les Word, on les a donnés à Cowork en lui demandant de les transformer en fichiers Markdown. Le Markdown, c'est le format que l'IA lit le mieux. Un format texte simple et structuré, avec des hashtags pour les titres, des doubles hashtags pour les sous-titres.

Pourquoi c'est important ? Compare tes dossiers à des pochettes en carton. Toi, quand tu ouvres une pochette, tu vois directement le texte et les images sur les feuilles. L'IA, elle, a une forme de déficience visuelle face aux flyers et aux documents mis en page. Elle doit transformer l'image en texte structuré avec des outils de décodage spécifiques. Ça consomme des ressources et ça peut provoquer des erreurs. Il existe une multitude de formats, DOCX, PDF, PPT, PNG, JPEG, et pour chacun l'IA doit utiliser un outil différent. En travaillant sur un format unique et optimisé, le Markdown, tu lui facilites la tâche pour qu'elle puisse parcourir tes fichiers sans effort.
Mon père a dû apprendre ça : faciliter le travail de son assistant. Comme avec une vraie secrétaire mais super myope. Si tu lui donnes un dossier en vrac, elle perd du temps à déchiffrer et à trier avant de bosser.
Deuxième étape : les carnets. Mon père écrit beaucoup la nuit, au crayon papier, sur un carnet ayant appartenu à ma mère, mais qu’elle avait laissé vide. Son écriture est celle d'un homme qui a passé quarante ans à opérer et à rédiger des ordonnances. Et comme il écrit dans le noir, lui-même a du mal à se relire. J’ai pris des photos de ses pages. L'agent a réussi à transcrire son écriture, parfois mieux que mon père lui-même ! Mais c’était un peu laborieux.
Pour compléter, j’ai “vibe-codé” une petite application web de transcription vocale. Je l’ai appelée “Stenow”.
[Pour info : vibe-coder signifie “coder avec l’IA sans savoir coder”. J’utilise l’application Lovable pour le faire]
Mon père parle, Stenow transcrit et clarifie ses mots sans erreurs. Puis il copie-colle le texte dans Claude. Il peut dicter les souvenirs qu’il a écrits à la main à trois heures du matin , ou quand ils remontent, sans avoir à se battre avec le clavier.

J’ai développé cette application web pour mon papa en quelques minutes avec l’outil “Lovable”, je te raconterai en détail comment dans une prochaine newsletter.
Troisième étape : organiser par thèmes. On a demandé à l'agent de lire toute la matière et de la répartir dans des dossiers thématiques. Enfance. Carrière. Famille. Amour. Retraite. L'agent a analysé le contenu de chaque document et l'a classé dans le bon dossier. Parfois il a découpé un même texte en plusieurs morceaux qui appartenaient à des thèmes différents.
Voir toute sa matière brute se répartir proprement dans des dossiers de chapitres a vraiment eu un effet sur lui. Il s'est pris au jeu.

L'espace de travail de mon père s'appelle "mon livre". On l'a structuré en deux dossiers miroirs : "matière" et "le livre". La matière contient les notes brutes, classées par chapitre : mon épouse, la famille, les amis, le travail, la retraite, mes pensées, mon enfance. Le livre contient les mêmes subdivisions, mais pour la rédaction. D'un côté, on stocke. De l'autre, on écrit.
L'interrogateur
Maintenant, la prochaine étape : l'agent va l'aider à remplir les blancs.
La matière est classée, mais il y a des trous. Des époques dont il n'a rien écrit. Des anecdotes qu'il mentionne sans les développer. L'agent, qui a lu tout le reste, peut lui poser les bonnes questions.
"Vous mentionnez le professeur Stricker dans trois documents différents mais ne racontez jamais votre première rencontre. Pouvez-vous la décrire ?"
L'IA devient le journaliste patient qui sait quelles questions poser parce qu'il a lu tout le dossier.
Une fois les blancs remplis, on peut lui demander d'écrire les chapitres un par un, en respectant un plan et un style que mon père aura défini. L'agent écrit. Mon père corrige, ajuste, ou réécrit à la main les passages qui nécessitent plus de personnalité. L'IA accélère le travail mécanique d'écriture en respectant le fond de sa pensée et de ses souvenirs.
Le vrai secret : la mémoire
Le seul problème que nous avons rencontré, c’est celui de la mémoire. Les chatbots n’en ont pas (ou alors elle est bricolée). À chaque nouvelle conversation, ils repartent de zéro.
Mais avec les agents, on peut contourner ce handicap avec une petite astuce.
Tu te souviens du film Memento ? Le personnage note tout sur son corps parce qu'il oublie tout au réveil.
La solution, c'est un fichier qui s'appelle CLAUDE.md. C’est comme un post-it qu'on laisse à l'agent dans chaque dossier. C'est le premier fichier qu'il lit quand il ouvre un dossier : ce qu'il y a dedans, l'objectif, l'état d'avancement, les tâches à accomplir.

Pour les mémoires de mon père, le CLAUDE.md à la racine ressemble à ça :
Présentation du dossier
L'auteur
Sa vision pour le livre
La structure du dossier
Architecture thématique du livre
Où en sommes-nous au [date]
Consignes pour Claude
Et dans chaque sous-dossier, un autre CLAUDE.md précise : voilà les sources disponibles, voilà ce qui a déjà été rédigé, voilà les trous à combler.

Tu n'as pas besoin de l'écrire toi-même. Tu dis à Cowork : "Crée un fichier CLAUDE.md pour ce dossier” [qui explique ceci-cela]. Il le fait. On a même configuré ce fichier pour que mon père n'ait qu'à dire "mets à jour ta mémoire", et l'agent actualise lui-même le fichier avec l'état du travail.
C'est cette mémoire qui fait de l'agent IA un véritable compagnon de travail. Sans elle, c’est un stagiaire amnésique. Avec elle, il devient un collaborateur qui progresse.
Ce que ça change, en vrai
Mon père n'est pas un cas isolé. Ce que j'ai fait avec ses mémoires, tu peux le faire pour écrire un essai, un roman, un cours, une thèse. L'agent accède à une matière brute et la transforme en chapitres structurés. L'auteur reste aux commandes, l'agent absorbe la mécanique.
Il y a aujourd'hui trois populations face à l'IA. Ceux qui ne l'utilisent pas. Ceux qui utilisent un chatbot pour poser des questions. Et une très petite minorité qui travaille avec des agents. La différence de productivité et de qualité de travail entre les deux derniers groupes est considérable. Ce n'est pas une question d'intelligence du modèle, c'est souvent le même cerveau sous le capot. La différence, c'est l'espace de travail partagé, la mémoire, et les outils.
Ce n'est pas magique pour autant. Il faut nettoyer régulièrement ses dossiers, remettre de l'ordre, faire ce qu'on appelle du "refactoring" pour éviter que l'agent ne se perde. C'est du jardinage. Mais un jardin entretenu donne des fruits.
PRATIQUER
Installer Cowork en 5 minutes

Voici le mode d'emploi, version courte. Si mon père y est arrivé, tu peux le faire.
1. Installe Claude Desktop. Télécharge l'application sur Claude pour Mac ou Windows. C'est gratuit pour tester, mais pour Cowork il te faut un abonnement Pro (15 €/mois). Avec mon père, on a pris l'abonnement Max (90 €/mois) pour aller plus vite pendant la mise en place de tous ses dossiers, puis on est redescendu à 15 €. On aurait pu rester à 15 € dès le départ, mais ça nous aurait obligés à attendre quelques heures avant de reprendre quand le quota était atteint.
2. Ouvre l'onglet Cowork. Dans l'application Claude, tu as trois onglets : Chat, Cowork, Claude Code. Ouvre Cowork.
3. Choisis ton modèle. Sonnet avec la réflexion approfondie activée. C'est le meilleur rapport qualité/consommation. Opus pour les tâches complexes. Haiku pour les questions rapides.
4. Donne-lui un dossier. Clique sur le "+" en bas à gauche de la fenêtre de chat, sélectionne un dossier de travail. Ne lui donne pas accès à tout ton ordinateur. Un dossier isolé, avec un projet précis dedans.
5. Parle-lui. "Explore mes fichiers et dis-moi ce que tu trouves." Laisse-le analyser. Demande-lui de proposer une organisation. Demande-lui de créer un fichier CLAUDE.md pour y mettre ce qu'il y a dans le dossier, ce qu'on doit y faire et où on en est. Voilà. Tu as ton premier espace de travail.
Le Markdown, ton nouvel ami
J'en ai parlé plus haut : l'agent lit le mieux le Markdown. C'est un format texte structuré avec des conventions simples : # pour les titres, ## pour les sous-titres, ** pour le gras, - pour les listes. Tu n'as pas besoin de le créer toi-même. Donne un PDF ou un Word à Cowork, dis-lui de le convertir.

Pour lire et naviguer dans tes fichiers Markdown, il faut ouvrir une deuxième fenêtre à côté de Cowork. Ce n’est pas hyper pratique si tu pas deux écrans.
Alors je t’ai trouvé trois options :
Obsidian (gratuit) : ma recommandation pour les débutants. Conçu pour gérer une base de notes, il affiche tes dossiers clairement. Tu ouvres ton dossier de travail dedans et tout apparaît.
Finder + TextEdit ou Byword : c'est ce que fait mon père. Le Finder pour naviguer, TextEdit pour ouvrir les fichiers. C'est brut mais ça fonctionne. Pour quelque chose de plus élégant, Byword (disponible sur l'App Store) est un traitement de texte pensé pour le Markdown, simple et agréable à utiliser.
VS Code (gratuit) : c'est ce que j'utilise. Plus puissant, mais l'interface est un peu technique, ça demande un temps d'adaptation. Je ne voulais pas que mon père apprenne trop de choses nouvelles à la fois.
Les 4 erreurs à éviter

Donner accès à tout son ordinateur. Commence par un dossier isolé avec un seul projet. Tu élargiras ensuite.
Oublier le CLAUDE.md. Sans ce fichier, l'agent repart de zéro à chaque conversation. C'est la différence entre un collaborateur qui suit le projet et un intérimaire qui débarque chaque matin.
Tout mettre en vrac. Surtout des dossiers remplis de PDF, PowerPoint, .docx. L'agent doit décoder chaque format un par un, ça le ralentit et le rend moins fiable. Crée un sous-dossier dans lequel tu mets ton bordel, appelle-le “sources”. Puis convertis les fihciers qui t’intéressent en Markdown, organise-les dans de nouveaux dossiers (qui seront des vrais dossiers de travail), ou demande-lui de le faire.
J'aime bien le terme de "distillation" : on distille les éléments intéressants de chaque document avant de les mettre dans l'espace de travail, en format Markdown. On peut le faire au fil de l'eau, à chaque fois qu'on récupère un nouveau contenu.
Les conversations trop longues. Au bout d'un moment, l'agent accumule tellement de contexte qu'il ralentit et se perd. Fais des synthèses régulières. Commence des conversations fraîches. Demande à l'agent de mettre à jour le CLAUDE.md avant de fermer.
Si cette approche t'intéresse, on prépare avec Thomas un bootcamp « Second cerveau avec un agent IA » pour t'accompagner de A à Z : installation, configuration, création de ta base de connaissances, maîtrise des outils avancés, écriture de mémoire ou d’essais. 4 semaines pour mettre en place avec nous tout ce qu'il faut pour construire ton propre système.
Mon père commence désormais à intégrer ses récits vocaux directement dans Cowork. Il envoie ses souvenirs, l'agent les range, les connecte à ce qui existe déjà, met à jour l'avancement. Parfois il écrit encore à la main, la nuit, sur son carnet. Et le matin, il les dicte.
Le collaborateur qui vit dans son Mac ne dort jamais. Il attend ses instructions.
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EXPLORER

Tu le sais si tu as lu ma lettre sur le sujet : NotebookLM est un super outil pour compiler des sources et travailler dessus.
Une sorte de cerveau externalisé sur chaque projet ou sujet qui t'intéresse.
Le problème c'est que, une fois que tu as entré tes sources, impossible de les récupérer pour les exploiter dans ta base de connaissance. Sur Cowork par exemple. Ou simplement pour les exploiter séparément avec l'IA ou d'autres outils.
NotebookLM Ultra Exporter est une extension chrome qui fait exactement ça : elle te permet de télécharger tout ce qui se passe sur ton NotebookLM.
Tu vois apparaître des boutons sur l'interface pour télécharger les sources sélectionnées, un chat complet, ou des notes. Tu peux ensuite les explorer dans tes propres outils, avec ton IA favorite.
Si tu veux aller plus loin, il existe une autre extension un peu plus élaborée : Kortex. Il y a plus de fonctionnalités, notamment la possibilité d’exporter directement une conversation ChatGPT ou Claude dans un notebookLM. Mais c'est gratuit seulement jusqu’à un certain seuil, après c’est payant.
PENSER
L'intelligence artificielle ne doit pas être perçue comme autonome, mais comme un amplificateur de l'intelligence humaine, un partenaire de réflexion
J'ai échangé avec Guillaume Grallet à de nombreuses reprises. Il couvre la Silicon Valley depuis des années pour Le Point.
Guillaume parle d'un monde qu'il connait. Il a rencontré les architectes de la tech et de l’IA Itout au long de sa carrière.
Dans "Pionniers", il nous emmène dans les coulisses de ces personnages hors du commun, pas toujours sympathiques. Le journaliste ne distribue ni médailles, ni coups de fouet. Il montre des êtres complexes, leurs évolutions et leurs contradictions. Et c'est ce qui rend le livre aussi riche.
On apprend que ces mêmes pionniers qui construisent le monde de demain avec un optimisme de façade construisent aussi des bunkers. Mark Zuckerberg (Meta), Peter Thiel (investisseur), ou encore Sam Altman (OpenAI), tous ont leur ranch fortifié et auto-suffisant à Hawaï, Napa Valley ou en Nouvelle-Zélande. Au cas où....
Que la seule personne capable de faire face à Elon Musk, c'est sa mère.
Face à ces profils inquiétants, on trouve des acteurs plus mesurés, passionnés et réfléchis, quand ils ne sont pas dissidents. Meredith Whittaker, à la tête de Signal, qui défend la confidentialité des données. Dario Amodei et sa sœur, qui ont quitté OpenAI pour fonder Anthropic, et mettre l'accent sur l'interprétabilité et la sécurité. Demis Hassabis (Deepmind), petit "Léonard de Vinci des temps modernes". Et les "frenchies" de Hugging Face, qui défendent une vision de l'IA comme "un bien commun, accessible à tous, et non contrôlé par quelques entreprises".
Un livre incontournable pour qui veut comprendre les nouveaux maîtres du monde derrière la révolution technologique. Une révolution pas toujours contrôlée.
📖 "Pionniers, Voyage aux frontières de l'intelligence artificielle", de Guillaume Grallet, a été prix du livre d'Économie 2025.
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Nous sommes désormais 41.400 abonnés ! Vous avez été nombreux à réagir à la dernière lettre. Comme Jean qui m’écrit :
Merci Benoît pour cette lettre hebdomadaire. C'est bien écrit, interressant et profondément humain. J'ai 71 ans, l'informatique et la robotique m'ont toujours intéressé. Aujourd'hui, l'IA et tout ce qu'elle peut apporter à l'humanité m'interroge et m'émerveille en même temps. Votre lettre est là pour m'apporter les lumières dont je manque et l'espoir d'une humanité meilleure aidée par une intelligence artificielle que nous aurons créé.
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